City Hunter, le manga culte de Tsukasa Hōjō

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Si le nom de Ryô Saeba ne vous dit peut être pas grand chose, celui de Nicky Larson est probablement plus connu chez nous. Diffusée à partir de 1990 dans Le Club Dorothée, cette série culte a longtemps été très populaire. On compte pas moins de 140 épisodes, sans parler des différents OAV et films qui sont venus agrémenter les aventures du célèbre nettoyeur / détective privé.

City Hunter

La version française, très édulcorée, avait un peu massacré l’ambiance de City Hunter qui a, originellement, une ambiance bien plus sombre et des personnages un peu plus complexes. Culture japonaise oblige, notre héro est un pervers décomplexé qui passe son temps à draguer les jeunes femmes qui l’engagent. L’humour omniprésent est toujours un régal et on s’amuse à voir notre cher Ryô se prendre des coups de massues de plusieurs tonnes sur le coin de la tronche par la charmante Kaori (Laura, dans la VF).

Son acolyte est, en fait, la sœur de son ancien équipier tué en service. Elle prendra alors sa relève et c’est à ce moment là que Ryô décidera de ne plus tuer personne, autant que possible. Ce duo est très attachant et le fil rouge de cette série, c’est très probablement cette relation complexe qui connaîtra son dénouement uniquement à la toute fin.

Ryô Saeba

Je ne peux que vous recommander le manga, bien que la série animé soit assez fidèle. Malheureusement un peu plus light notamment sur tous les sujets concernant le sexe. En effet, dans la version papier, il n’est pas rare de voir Ryô renverser une table à cause d’une érection soudaine, sans parler sa manière de se faire rémunérer en nature. Si le fan service est bien présent, il est toujours bien amené sur le ton de la plaisanterie et le dessin de Tsukasa Hōjō n’a pas pris une ride.

Certaines pages du manga sont tout simplement sublime, le traits unique de ce dessinateur de génie est un vrai plaisir pour les yeux. En cela, l’animé ne lui rend pas toujours hommage. En tout cas, c’est toujours une bonne série à (re)découvrir, on vous invitera à essayer la version originale, la VF a le don de m’exaspérer tant elle massacre l’oeuvre.

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