Khate Lessard raconte son changement de sexe sur YouTube

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Originaire d’Abitibi, Khate Lessard a pris la décision, il y a quelques semaines, de changer de sexe. Dans une longue interview accordée à Radio Canada, elle parle de sa transformation.

Khate Lessard

Ce genre de choix demande, généralement, une longue réflexion et Kathe explique qu’elle a toujours ressenti une féminité en elle. Elle raconte que, dès l’enfance, elle jouait avec les filles et n’avait jamais été attirée par les jouets pour garçons. Jusqu’à son adolescence, elle pratiquera la gymnastique et la danse, des disciplines où elle se sentait un peu plus à l’aise. Elle ne rentrait pas forcément dans le moule et ne pratiquait pas les « sports de mecs ».

Les vraies questions se sont alors réellement posées lorsqu’elle est parti à Montréal pour ses études, les mentalités dans une telle ville sont différentes. Elle commence alors à se produire en drag queen pour des spectacles et finira par abandonner l’idée d’acheter des vêtements d’hommes. En retournant chez elle, elle avait encore un peu peur de se montrer « en fille » dans un endroit où tout le monde la connaissait.

Acceptée par sa famille, la transition de Kathe a été amorcée il y a peu et, comme pour assumer totalement ce choix, elle a commencé à parler de ce sujet sur sa chaîne YouTube (Abonne-toi, mets la cloche) où vous trouverez également des tutos maquillage et des vlogs plutôt sympas à regarder.

Une belle aventure que l’on a envie de suivre avec elle.

6 Commentaires

  1. Je ne sais pas si tu as changé ta ligne éditoriale récemment mais je trouve tes dernières publications très intéressantes.

    C’est une jolie histoire qu’elle raconte dans son interview, honnêtement le vrai problème dans la transsexualité c’est surtout l’intolérance des gens.

  2. Merci, en effet, j’essaie de m’ouvrir sur un peu plus de sujets. J’avais tendance à me concentrer sur les trucs « d’hétéros cis » que je connais mieux mais j’ai envie d’ouvrir le site à toutes les sexualités, c’est plus sympa je pense. J’y vais prudemment car je ne maîtrise pas toujours toutes ces questions de genres et de féminisme mais je lis pas mal de choses en ce moment sur tous ces sujets.

    D’ailleurs, normalement je devrais bientôt publier l’interview d’une camgirl qui est en pleine transition également, ça pourra être instructif.

    Il y a pas mal de trans qui vlog sur YouTube mais je trouve que Kathe en parle simplement et c’est chouette.

  3. C’est une très bonne idée de s’ouvrir. Parler de ces sujets permet aussi de faire passer des messages de tolérance indirectement. La transsexualité n’est pas encore une chose banale pour la masse, c’est bien de raconter ce genre d’histoire et tu le fais en toute simplicité et c’est appréciable.

    La question du féminisme sur un site porno, c’est délicat, non ?

  4. Merci.

    Oh que oui, c’est délicat. T’es vite catalogué comme le pervers de service, je avais parlé dans un billet. J’avais tenté des articles mais je me suis pris une avalanche de commentaires négatifs. Ça reste un site de divertissement mais j’aimerais bien aborder ces thématiques sans passer pour le stéréotype de l’hétéro cis. L’égalité homme/femme c’est pour moi un truc banal, j’avoue ne pas me poser plus de questions que ça mais, à priori, je devrais, si j’en crois tout ce que l’on m’avait fait remarquer.

    Le vrai problème ce sont les extrémistes dans ce milieu et si ta vision des choses ne rentre pas forcément dans un mode de pensé assez standard tu te prends une armée de trolls sur la tronche, je n’ai pas envie de perdre mon temps avec ça, sans parler du risque pour ma « marque » en terme d’image. Par exemple, on parle souvent des femmes qui sont exploitées dans le porn, ce que je constate pour discuter avec des femmes du milieu, c’est qu’elles sont indépendantes et bosser dans le X font d’elles des entrepreneuses épanouies.

    La pornographie souffre d’une mauvaise image essentiellement parce qu’elle s’adresse, généralement, à des hommes hétéros. La question de la domination masculine est surreprésentée dans le gonzo, c’est un fait mais il faut aussi bien avoir en tête que c’est un truc qui plait aussi aux femmes et reste de l’ordre du fantasme/cinéma.

  5. En tant que femme, j’avoue que certaines SJW sont un peu lourdingues. Tout ce truc autour du manspreading c’est exagéré bien que ce soit alimenté par des hommes qui se font un plaisir de troller sur les réseaux sociaux.

    Dans le porno, ça dépend beaucoup des productions, j&m sont carrément à la ramasse sur ces questions, par exemple. Aux US tu as Tushy qui fait ça bien, c’est spécialisé anal mais c’est toujours bien amené et jamais vulgaire et quand on voit les stats sur PH, ça plait au plus grand nombre.

    Je suis assez d’accord sur le fait que les femmes s’accordent des plaisirs « interdits » avec le porno mais comme tu le dis, la domination masculine est surreprésentée, c’est tout le problème.

  6. C’est bien pour ça que, petit à petit, je m’éloigne des sponsors qui ont fait les beaux jours de ce site. Le « porno à papa » c’est un truc qui marche bien mais, personnellement, me pose des problèmes éthiques. Le site est en pleine transition et le cap n’est pas forcément facile à passer mais j’essaie de m’orienter vers des choses plus cleans et qui correspondent un peu plus à ma façon de penser.

    J’ai mis en route un Patreon en toute discrétion parce qu’il ne faut pas se leurrer, ce type de contenus ne brasse pas des millions de dollars mais demande à être connu. Il y a clairement une demande pour ça mais c’est encore trop méconnu et étouffé par le porn mainstream.

    J’aimerais bien bosser avec Tushy et les prods de ce genre, je regarde ça avec intérêt.

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