Consentement : Kink dévoile sa “consent list” en open source

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C’est dans une ancienne armurerie que Kink.com a établi ses quartiers à San Fransico. Rendu célèbre par leurs vidéos, le San Francisco Armory est devenu le symbole du BDSM. Un porno plutôt extrême et à un moment où l’on parle beaucoup des conditions de travail pour les acteurs, c’est à travers une “consent list”, distribuée librement et gratuitement sur le site du studio, qu’ils dévoilent leur protocole avant tournage.

San Francisco Armory

C’est sur une page entièrement dédiée sur son site que Kink.com a récemment dévoilé ce protocole qu’ils utilisent avant de lancer un tournage avec leurs modèles. Un code de conduite très intéressant dans lequel les personnes qui participent aux scènes indiquent quels sont les choses qu’elles acceptent de faire ou pas. Un contrat signé par les deux parties et qui prévoit aussi un “safeword”.

Si je ne suis pas forcément très client de ce genre de productions, le fait est que le nombre de gens qui aiment le BDSM n’est pas anodin. Ça peut être tout à fait le cas des acteurs et des actrices qui passent par ce studio très connu. Des pratiques qui sont extrêmes mais qui ont un public fidèle d’hommes et de femmes. Avec les années, Kink.com s’est beaucoup diversifié et propose de nombreuses niches comme Hogtied, Fucking Machines, Sex And Submission ou encore Public Disgrace, pour ne citer que les plus connues.

Que l’on soit client ou pas de ce genre de porn, cette “consent list” se veut rassurante. Savoir que l’on peut pratiquer ce genre de chose en toute sécurité est assez positif. Kink.com avait aussi cette particularité de proposer des interviews après les scènes où les modèles racontaient leur expérience. Malgré les apparences, le milieu BDSM est très attaché à ces valeurs et on comprend facilement pourquoi. Les choses pouvant rapidement déraper, le safeword est un excellent moyen de poser des limites.

Aussi, à travers ce contrat, le studio ne peut pas, légalement, imposer des pratiques aux acteurs et aux actrices. Un bon point qu’il est important de souligner également. Si le respect des travailleurs du sexe devrait être la norme, les récentes histoires que l’on a découvert dans la presse montrent bien qu’il y a encore du boulot sur cette question. Jamais on ne devrait imposer quoi que ce soit aux modèles.

Si c’est, évidemment, un coup de com’ et s’il est difficile de savoir si tout est bien respecté. C’est du côté de ceux qui ont déjà participé à ces tournages qu’il faudra se tourner. En tout cas, sur le papier, ça a l’air solide et on espère que ce genre de contrat sera utilisé un peu partout. D’autant plus que le studio les partage en open source, c’est à dire que vous pouvez les utiliser, les modifier et les redistribuer comme bon vous semble.

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