Dorcel : le modèle à suivre ?

En France, quand on parle de pornographie le premier nom qui vient tout de suite à la bouche est celui de Dorcel. Dessinateur industriel à ses débuts, le jeune Marc décide de se lancer dans l’entrepreneuriat en 1965 avec une boite de transport qui déposera le bilan relativement rapidement. Bien décidé à réussir, le Monsieur mettra le pied dans l’édition d’abord avec des livres pour adultes puis des romans-photos qui se vendaient très bien et à prix d’or dans les années 70 mais c’est dans les années 80 qu’il se lance dans la vidéo avec le fabuleux JOLIES PETITES GARCES qui met en scène Marilyn Jess.

Marc Dorcel

Avec l’explosion de la VHS et de la privatisation de la télévision, Marc Dorcel se fait rapidement un nom et devient LA référence du porno dans notre pays. Il faut dire qu’à l’époque, ils étaient une poignée de réalisateurs à vouloir faire de vrais films, une chose que l’on a un peu perdu avec l’arrivée de l’Internet qui a très clairement tué cette forme d’art car oui, c’était de l’art. Une période géniale où la sublime Brigitte Lahaie était le symbole de la libération sexuelle de la femme et quoi qu’on peut en penser, la pornographie y a participé.

Les années 90 ont signé le début de la fin pour le business du porn avec l’émergence du piratage de masse et l’explosion des tubes dans les années 2000. Si à l’époque, on avait assez peu de peine à convaincre les Internautes de prendre un forfait mensuel pour accéder à du contenu en illimité (Netflix avant l’heure en somme), aujourd’hui il faut de vrais arguments pour que les consommateurs passent à la caisse.

Se renouveler. C’est tout l’enjeu de la pornographie en ligne de demain et ça l’entreprise Dorcel l’a bien compris. A y regarder de plus près, ils ont été les premiers en France à essayer de se forger une communauté sur les réseaux sociaux afin de fidéliser leurs clients et d’attirer un public plus jeune qui n’a pas forcément connu l’âge d’or du porno et pour qui la consommation de vidéos se fait via les sites de streaming pas toujours très légaux. Suivi de près par J&M qui n’est pas exactement sur le même secteur et qui tente de se rattraper depuis 2 ou 3 ans.

Ces dernières années, Dorcel s’est beaucoup diversifié pour faire face à la crise, tout d’abord avec les sextoys qui ont connu une très forte croissance, il fallait être sur ce secteur lucratif et ils y sont arrivé avec leurs boutiques physiques mais aussi sur Internet. La marque a bonne réputation et a une image glamour qui arrive a donner confiance à de potentiels clients. On sort plus facilement sa CB sur l’un de leur site que sur un obscure truc bourré de publicités, c’est un fait.

Même si on espère beaucoup du porno alternatif et indépendant, il faut bien reconnaître que la VOD n’est plus un modèle très viable c’est pourquoi Dorcel investit beaucoup ces derniers temps notamment dans le réseau social Uplust qui se présente comme un Instagram mais dédié au sexe. Les apps, c’est le truc du moment et ça marche fort et il semblait évident qu’il fallait mettre le pied dans ce domaine et c’est maintenant chose faite. La réalité virtuelle semble aussi être un pari pour le futur et Dorcel l’a bien compris également puisqu’il se sont lancé également dans cette aventure.

Très clairement, l’avenir du porno est incertain mais l’empire Dorcel étend ses tentacules et s’adapte aux nouveaux usages et c’est plutôt une bonne nouvelle quand on connait l’expérience de cette entreprise et pour répondre au titre de cet article, oui, Dorcel est un exemple à suivre car ils ont une vraie vision de l’avenir du sexe et tentent des choses parfois risquées avec cette envie de ne pas rater la prochaine révolution numérique.

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