Ethique, porno et numérique : jusqu’où peut-on aller ?

Alors qu’il y a quelques temps circulait une vidéo montrant l’actrice Gal Gadot dans une scène pornographique réalisée grâce à de l’intelligence artificielle. Un algorithme capable de remplacer n’importe quel visage dans une vidéo qui remet sur la table le traitement de l’information mais aussi de l’éthique dans le secteur de l’industrie du X.

Gal Gadot dans un porno

Le développement des technologies permettent de faire de très belles choses mais il y a toujours des petits malins qui ont toujours su détourner les usages premiers des logiciels. Les photos fakes de célébrités n’est pas une chose nouvelle, bien que juridiquement, il semble difficile de faire tenir de tels sites de nos jours. Dans les années 90, c’était la jungle sur Internet et les webmasters n’hésitaient pas à se spécialiser dans ce registre capable d’attirer de nombreux visiteurs sur leurs sites affichant de nombreuses publicités.

Quand on parle d’éthique dans la pornographie, on parle de toute la chaîne qui va de la production jusqu’à la monétisation en passant par la diffusion et la promotion. Il ne faut pas se voiler la face, le but premier de ces détournements est l’argent. Le véritable problème réside dans le fait que certaines régies et sponsors adultes ne s’intéressent que très peu à leurs apporteurs de trafic. Seul le chiffre compte.

Il est intolérable de penser, qu’un jour, ces vidéos modifiées puissent réellement se démocratiser. Il est important que les plateformes d’hébergement se penchent sur ce phénomène naissant. On ne peut pas sérieusement accepter ces contenus qui mettent des célébrités dans des postures qui n’ont pas été consenties.

Les images numériques sont aussi capable de belles prouesses techniques. Studio F.O.W. s’est fait une spécialité des parodies de jeux vidéo et met en scène des personnages virtuels. Si on passe sur l’aspect légal et des droits d’auteur, c’est surtout en terme de pratiques discutables mises en scène dans ces vidéos que l’on est en droit de se poser des questions. Si, ici, il n’y a pas de dommages collatéraux « humains », on peut se demander quelle est la limite à ne pas franchir. Tout comme dans l’animation japonaise, le seul frein est la créativité des artistes. Je pense, notamment, à Euphoria qui pousse le délire porno-gore très loin.

NieR:Automata par Studio F.O.W.

Si en soit, ces images créées de toute pièce permettent de faire tout ce que l’on veut. A-t-on le droit de pousser le délire aussi loin que possible ? Il est tout de même intéressant de voir que la créativité de certains artistes permettent la réalisation de vidéos autour du fantastique et de la science-fiction, on regrette juste que la plupart des scènes se contentent de mettre les protagonistes dans de mauvaises postures plutôt discutables.

Le concept des monstres qui s’en prennent à des femmes n’est pas nouveau non plus, Urotsukidoji faisait déjà ça en son temps mais n’a-t-on pas un peu rincé le concept ? Si ces productions n’intéressent qu’un public d’initiés, il serait, je crois, plus intéressant de proposer autre chose que des parodies et des thématiques déjà exploitées des milliers de fois.

Je ne me permettrai pas de porter un jugement sur ces créations mais dans les faits, on pourrait offrir plus de choses originales que ces thématiques gores/violentes qui sentent la redite.

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