Google et le porno : une longue histoire d’amour (article long et chiant)

Tous ceux qui font un peu de référencement le savent, Google est très opaque sur ses algorithmes (à raison) et la communication avec les webmasters est parfois un peu complexe. On en avait déjà fait les frais, l’an dernier, lorsque nous avons passé BuzzPorn! à HTTPS et où notre site avait connu une chute de trafic exceptionnelle. Si on recommande de se détendre du slip pour toutes ces questions de positionnements, il me semblait intéressant de vous parler du rapport que l’on peut entretenir avec ce géant de la recherche quand on est dans l’industrie du X.

Le monstre Google

La section business de notre site, me permet essentiellement de parler d’un sujet qui me passionne : le SEO. Si je passe mon temps à vous recommander à faire du white hat, ce n’est pas pour rien et quand je vois le nombre de fois où l’on m’a proposé de placer des liens moyennant quelques Euros, je me dis qu’il y a encore de l’éducation à faire sur ce sujet. Baser son netlinking sur de l’achat de backlinks, c’est mettre en péril tout son business. Il est, parfois, tellement simple d’analyser la stratégie de certains sites, un petit spam report pourrait alors permettre de les faire tomber. Soyons clairs, dans un secteur ultra-concurrentiel, il n’est pas rare que ça arrive, c’est pourquoi il est très important d’être « clean ».

J’évoquais, plus haut, mon éthique en terme de référencement. Ça en fait rire beaucoup mais, dans la pratique, ça permet d’avoir un trafic plutôt stable. Eviter d’être un colosse au pieds d’argile, voilà l’idée. Le black hat, ça fonctionne, je l’ai déjà pratiqué. En quelques semaines, il est possible d’avoir un trafic assez dingue mais ce que l’expérience m’a apprise, c’est que ça ne dure jamais et il faut régulièrement repartir de zéro. Jouer au chat et à la souris avec Google en amuse, pour ma part, je préfère me concentrer sur le contenu. Chacun voit midi à sa porte.

Je voulais surtout rebondir sur la récente petite mésaventure qui est arrivé au Tag Parfait, il y a quelques jours. C’est typiquement le genre de cas que l’on ne voit que dans le porn. Soyons honnête, pour être complètement blacklisté des résultats de recherche dans le mainstream, il faut vraiment faire le bourrin et spammer en masse. Dans le porno, j’ai le sentiment que Google considère que tous les sites sont potentiellement coupable de quelque chose. Si le géant de la recherche s’est toujours défendu d’une différence de traitement, pour avoir travailler dans le web classique et le X, ça n’est clairement pas la même chose.

Bien entendu, vu la quantité de sites merdiques qui peuvent pulluler, il n’est pas étonnant qu’en terme de backlinks, la qualité ne soit pas forcément toujours au rendez-vous. Même si ça me fait mal de l’avouer, Bing est très souvent bien plus pertinent pour tout ce qui concerne les recherches adultes, essayez leur moteur d’images et de vidéos, rien à voir avec ce que propose Google. Pour moi, il semble assez clair que les sites pornographiques sont triés avec des algorithmes spécifiques ou alors ceux qui sont déjà en place ne sont pas forcément adaptés à ce domaine. On imagine mal Big G communiquer sur le sujet mais il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.

L’expérience du Tag Parfait montre bien que ça ne va pas. Si je n’ai pas regardé en profondeur, à priori, le netlinking et l’optimisation de leur site ne semble pas présenter de réel problème. En tout cas, pas de quoi se voir infliger l’étiquette de « spammeur ». Il aura alors fallu attendre (une bonne semaine), l’intervention d’un être humain pour que la situation soit rétablie. C’était juste une « erreur ». Pas d’excuse, pas d’explication, on ne saura jamais quel a été l’objet de la sanction.

Lorsque cela m’est arrivé, j’avais envoyé un petit tweet à John Mueller (Analyste des tendances webmaster chez Google), en lui expliquant que je ne comprenais pas trop ce qui avait causé mon déclassement. Pour lui, il n’y avait rien de spécial et quelques jours plus tard la situation revenait à la normale. Difficile de dire si c’est ça qui modifié le comportement de Google envers mon site mais, là encore, c’était totalement opaque.

Google entretient cette « politique de la peur » pour éviter les débordements des webmasters et c’est assez logique, on ne peut pas leur en vouloir. Le secret de leurs algorithmes permet aussi d’éviter qu’ils soient détournés trop facilement mais il serait intéressant de revoir la communication avec les webmasters. Leur plateforme dédiée, Search Console, est plutôt cool mais les messages que l’on peut y recevoir en cas de problème n’aident pas forcément. Si les choses étaient plus claires, on pourrait directement corriger ce qui ne va pas. Il faut aussi bien prendre en compte les petits blogueurs et les webmasters amateurs qui ne sont pas toujours très au fait du SEO et des choses à éviter.

Faire du référencement dans l’adulte, c’est être confronté à des problématiques de qualité. Je ne vais pas vous mentir, 99% des annuaires sont nazes et n’existent que pour satisfaire les SEO. C’est une mauvaise démarche et c’est pour cette raison que nous avons lancé le notre, un peu pour montrer l’exemple et vu à la vitesse à laquelle il s’est positionné (sans trop de travail) en tête des résultats, je me dis qu’on ne doit pas avoir totalement tord.

Obtenir des liens dans les médias mainstream, c’est compliqué, on ne vous citera pas mais on parlera « d’un site porno » sans jamais évoquer votre marque même si votre article est pertinent et même si on vient piocher toutes les informations dedans. C’est comme ça, le sexe pose toujours problème en 2018.

Il y a beaucoup à dire sur Google mais en ce qui concerne la pornographie, ce moteur n’est pas toujours très juste. Combien d’articles j’ai écris parce que je ne trouvais pas de réponses à mes interrogations ? Ce n’est pas pour cette raison que les réponses que j’ai, à de nombreuses fois, tenté d’apporter se positionne sur des sujets très précis. Injuste et pas toujours très pertinent pour toutes ces questions relatives au sexe et au porno.

Si vous pensez que je fabule, essayez de poser des questions sur le clitoris, le vagin ou l’homosexualité à votre Google Assistant…

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