La mort du porn sur Internet. Et demain ? On fait quoi ?

Les années 70 à 2000 marqueront probablement l’âge d’or du porno, entre les productions à grands budgets, les films scénarisés ou encore les VHS et les DVD qui se sont vendus par palettes. Numérique oblige, les choses ont bien changées aujourd’hui. Dominée par l’émergence des tubes sur Internet, l’industrie doit faire face au piratage de masse, la plupart des studios de production devant mettre la clé sous la porte, ces géants du streaming doivent maintenant racheter ces studios pour ne pas qu’ils crèvent afin de continuer à proposer du contenu. Un business absurde qui commence à peser lourd, les sites gratuits ayant tendance à favoriser une offre premium afin de réussir à obtenir une certaine rentabilité. La fin modèle gratuit ? C’est bien possible.

David Tennant

Le piratage est l’une des raisons qui pousse l’industrie du porno à chercher de nouveaux secteurs d’avenir comme la réalité virtuelle chez Dorcel. Les principaux acteurs du porno s’engouffrent dans tout ce qui pourrait potentiellement être l’avenir du business, histoire de ne pas rater le prochain virage. Personnellement, j’ai un peu de peine à croire que la VR deviendra grand public, ça fait maintenant plus de 30 ans qu’on nous bassine avec ça et il faut bien avouer que la plupart des gens ne sont pas très excités à l’idée de s’enfermer dans un casque mais il faut bien reconnaître que ces nouveaux gadgets high tech sont devenus relativement bon marché comparé à il y a quelques années. Les prochains mois nous diront s’il faut ou pas investir là dedans mais il est certain qu’il y a de quoi être frileux.

Internet c’est aussi les réseaux sociaux, arrivant un peu à la bourre et soufflé par le géant Facebook, le porno à toutefois peut être un créneau à prendre tant la plupart de ces plateformes ont peur du sexe. On a vu arriver il y a peu SocialPorn qui fait ce qu’il peut pour attirer l’attention avec des moyens probablement limités mais c’est un début et probablement le signe d’une nouvelle ère. Aujourd’hui c’est Twitter qui domine très clairement le « sexe social » mais il ne faut pas trop espérer que cela continue encore bien longtemps.

Joanna Angel

Aaaahh… Le mobile. Le nouvel Eldorado, tout le monde y va de son app super cool mais finalement ils sont peu à sortir du lot. Dorcel (encore lui) a récemment mis quelques billes dans Uplust, une sorte d’Instagram du porn. Une excellente plateforme qui peut effectivement attirer les amateurs comme les professionnels mais qui cherche encore un véritable modèle économique viable car il ne faut pas se le cacher, la publicité n’est pas suffisante et n’a probablement pas beaucoup d’avenir sur la toile. Snapchat fait aussi partie de ces acteurs qui ne sont pas explicitement sexuels mais dont la popularité gravite autour de cette thématique. Là encore, pas trop de modèle économique, on cherche encore comment rentabiliser tout ça…

Quand on fait un rapide état des lieux, on réalise vite que tout n’est pas rose dans le monde du X et que les décisions d’aujourd’hui ne seront pas forcément ce qui fera l’avenir du porno numérique/connecté/social (rayez la mention inutile). Pourtant certains secteurs comme celui du liveshow fonctionne encore très bien car on peut difficilement pirater les webcams d’autant plus que ce format permet une très grande interactivité. Chose que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Les filles qui font leurs show sur ces plateformes de webcams sexe l’ont bien compris et sont très clairement de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux créant autour de leurs personnes de véritables communautés de fans. Un modèle assez rentable car ne demandant qu’un très faible coût de mise en oeuvre. Un bon plan pour l’industrie qui investi encore beaucoup sur cette manière de vendre le sexe sur Internet.

Pour être très honnête avec vous et pour avoir connu une période très favorable au début de l’Internet, aujourd’hui on je m’interroge réellement sur l’avenir de l’activité. Là où il y a une dizaine d’année on vendait des offres VOD très bon marché (du Netflix avant l’heure), aujourd’hui les vidéos n’existent plus que pour attirer le chaland vers d’autres produits payant. C’est un peu triste et la qualité des productions s’en ressentent fortement. Il y a quelques marchés de niches qui pourraient tirer leur épingle du jeu comme le porno pour les femmes mais ça ne reste que des niches.

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1 COMMENTAIRE

  1. La VR pour le porn sera une niche. Un mec qui veut se branler ne se met pas en casque mais ça vite fait sur YouPorn avec son téléphone. Seuls les geeks y croient…
    Pour uplust rien de nouveau, voissa.com, jacquieetmichel.net font ça depuis 15ans. Créer une communauté est difficile. Dorcel investit un peu au hasard pour avoir un pied dans le user content mais c’est peine perdue. Le porn n’est pas prêt d’aller mieux

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