Le Dōjinshi ou l’art du manga amateur porno

Les dōjinshi sont des mangas réalisés par des artistes amateurs en quête de reconnaissance. Un univers assez fabuleux où des dessinateurs et des scénaristes s’essaient à cet art à travers des parodies adultes d’œuvres connus. Le hentai, une porte d’entrée vers le succès ?

Nami de One Piece version hentai

Pour les non-initiés, le hentai se résume généralement à des jeunes filles en fleur qui ont à faire à des monstres avec des tentacules géantes. Un genre popularisé chez nous avec Urotsukidoji qui avait connu un excellent accueil dans les années 90. Non, le manga pour adulte est très riche et propose de très belles choses. Il y en a pour tous les goûts et certaines œuvres racontent des histoires passionnantes.

Après le Japon, la France est une grande amatrice de mangas, la communauté est tout simplement gigantesque. On compte des millions de lecteurs de ces bandes dessinées très bon marché. Si la culture du dōjinshi n’est pas tout à fait implantée ici, Internet permet de diffuser ses créations et de toucher un public international. Une opportunité pour les mangakas en herbe qui cherchent à se faire connaitre des éditeurs. Dans le mainstream, on trouve, par exemple, « Dragon Ball AF » qui propose un univers parallèle à l’oeuvre d’Akira Toriyama mais ce qui nous intéresse ici, ce sont les parodies hentai qui foisonnent un peu partout sur le web.

« Sex sells » comme on dit et utiliser un manga populaire comme matière première pour une BD adulte est un bon moyen d’attirer les fans et de faire découvrir son travail et son talent. On ne compte plus les parodies de Dragon Ball Z, Naruto ou encore One Piece déclinées dans leurs versions pornographiques. Il faut dire que nos héros éveillent les fantasmes les plus fous chez les lecteurs de mangas.

C18 de Dragon Ball Z dans un hentai

Ce qui impressionne, c’est probablement la qualité d’exécution de certains artistes qui ont réellement du talent. Il faut dire que, pour beaucoup, c’est un moyen de montrer ce que l’on sait faire. A travers le hentai, les mangakas amateurs posent sur le papier leurs plus beaux dessins et c’est toujours un vrai plaisir pour les yeux. Ils n’ont rien à envier à certaines publications « professionnelles » qui se vendent à prix d’or.

L’anime Dōjin Work aborde l’ambiance de ce milieu à travers quelques épisodes très amusants. Si le genre hentai n’est pas plus populaire que ça au Japon, sur le web, ça n’est pas la même histoire. Les forums communautaires sont très nombreux et très actifs et dans toutes les langues. Certains passionnés passent même leur temps libre à faire des traductions.

C’est assez fou de se dire que ce genre de productions non-marchandes n’aient pas encore été exploitées par des grosses boites avides de fric. La fan base est pourtant énorme mais il y a beaucoup de problèmes de copyrights et il est peu probable que les auteurs originaux voient d’un bon œil leurs héros se transformer en pervers sexuels. Toutefois, ce milieu est un vrai vivier de talents et on trouve des dessinateurs qui mériteraient réellement plus de lumière.

Naruto dans sa version hentai

Cette communauté est incroyable et pour peu que l’on s’y attarde un peu, on trouve de très belle pépites qui méritent qu’on s’y attarde. Bien entendu, on trouve aussi des choses plus SFW. Si l’univers de la BD adulte vous branche, je vous invite à découvrir La Musardine, que j’avais interviewé il y a quelques temps.

Vous n’aurez aucun mal à trouver des communautés dōjinshi sur Internet, de longues heures de lectures en prévision.

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Acteur du web depuis 1995, j’ai lancé ce site en 2009 et, aujourd’hui encore, je continue à l’alimenter en parlant des choses qui m’intéressent comme la musique, le cinéma, les jeux vidéo et, bien évidemment, le sexe.

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