L’histoire de Hot Coffee dans Grand Theft Auto: San Andreas

La série des Grand Theft Auto a toujours été sujet à polémique. Il faut dire que le jeu vidéo a longtemps été considéré comme un divertissement destiné aux enfants. Avec le temps, ce média a évolué et a commencé à proposer des thématiques plus adultes.

Grand Theft Auto: San Andreas

La sortie de Grand Theft Auto: San Andreas avait fait grand bruit à l’époque. Le titre était très attendu et devait signer le retour de Rockstar sur le devant de la scène avec un titre encore plus ambitieux que tout ce qui avait pu être fait par le passé. Les bases de l’open world était posées mais l’éditeur voulait aller encore plus loin et il y arriva sans encombre tout en révolutionnant encore un peu plus le genre.

Si aujourd’hui cette licence fait un peu moins grincer des dents et que l’on commence à comprendre que la narration a des choses à dire sur les questions de la violence ou de la drogue, un autre sujet, moins grave en théorie, a toujours du mal à passer : le sexe. Au moment même où la marque PlayStation sous la houlette de Sony a décidé de censurer les contenus explicites, on se dit qu’il y a là un petit problème de mesure.

Ce qu’il y a de formidable dans cette histoire, c’est que la censure ne s’était pas attaqué à la violence omniprésente dans le jeu mais juste au désormais célèbre “Hot Coffee”. La ville de San Andreas permettait de faire des rencontres et d’avoir une petite amie. Au programme, de nombreuses sorties qui servaient à faire évoluer la relation de couple. L’idée était d’offrir un second point de vue sur les activités pas très recommandables du joueur, le mettant face à ses choix et ses actes. Les nombreuses lignes de dialogues lors de ces sorties appuyaient un discours plus moralisateur.

Les titres de Rockstar se voulant de plus en plus réalistes, il semblait normal qu’avoir des rapports sexuels avec sa petite amie faisait partie des choses essentielles afin de nous impliquer un peu plus et de nous attacher à ces femmes. Si le mini-jeu en lui-même n’était pas exceptionnel, il avait du sens dans cet univers ultra-violent.

L’éditeur se verra alors dans l’obligation de mettre à jour son jeu et de supprimer ces scènes explicites. La violence étant, encore une fois, plus acceptable que la sexualité. Le titre se verra tout de même apposé un “18+” sur ses jaquettes. Un rating qui ne l’empêchera pas de s’écouler à des millions d’exemplaires. La censure ayant eu pour effet de faire encore plus la promotion de ce jeu sulfureux. De là à penser que “Hot Coffee” n’était là que pour bousculer l’Establishment, il n’y a qu’un pas.

Alors que le titre est sorti il y a près de 15 ans, on se dit que les mentalités n’ont encore pas évolué sur ces questions surtout lorsque l’on voit la politique des constructeur qui n’a pas changé durant toutes ces années.

Un positionnement absurde alors que les jeux sont désormais classifiés grâce au PEGI. Dans quelle mesure le sexe serait moins acceptable que la violence dans un titre destiné aux adultes ? La question reste ouverte et on espère qu’il ne faudra pas attendre encore une quinzaine d’années avant que les choses avancent dans le bon sens. N’est-ce pas Sony ?

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