Megumi Igarashi : La chatte érigée au rang d’art mais menacée par la censure

Megumi IgarashiArtiste plasticienne née au Japon en 1972, Megumi Igarashi s’est spécialisé dans l’art vaginal. Elle souhaite briser les tabous qui subsiste là-bas et notamment la censure qui n’autorise pas la représentation des organes sexuels (c’est pour cette raison que les pornos japonnais sont censurés par des mosaïques). C’est avec beaucoup d’humour que ses œuvres surréalistes tentent de démystifier la chatte car selon elle, le sexe féminin est vu comme obscène alors que le pénis fait partie de la pop culture. Elle a notamment réalisé des petits diaporama dans lesquels les décors cachent un vagin, des coques de smartphone, des bijoux, des gâteaux, des lampes ou encore un canoé kayac construit sur le modèle de son vagin préalablement scanné en 3D. Tout cela est plutôt fun mais les autorités japonaises ne l’entendent pas de cette manière puisque la jeune femme a été inculpée en décembre 2014 pour avoir enfreint la loi sur la pornographie. Elle devrait être jugée en avril prochain…

J’ai été surprise de voir à quel point les gens sont choqués par mon travail ou simplement de m’entendre dire le mot « chatte ».

Un condamnation vraiment limite dans un pays où le porno est produit en masse et quand on y regarde de plus près, ses travaux sont loin d’être très explicites dans le sens où le vagin est souvent représenté de manière amusante ou kawaii. C’est dans Le Petit Journal de Yann Barthès que l’affaire a été dévoilée en France et on est tout à fait en droit de s’inquiéter pour cette artiste originale qui tente comme elle peut de faire bouger les lignes dans son pays où la censure est absurde surtout lorsqu’il s’agit de sexe.

On espère que la justice japonaise tranchera en faveur de l’artiste même si on imagine les pressions du gouvernement qui n’est pas très favorable à la liberté d’expression dans un pays où la culture populaire va parfois très loin comme à la télévision avec ces jeux très extrêmes, ses mangas hentai mettant en scène des mineurs ou encore cette culture porn totalement borderline qui repousse les limites de l’imagination. Il est vraiment étonnant qu’il soit possible de faire des choses inimaginables chez nous alors que montrer une chatte est un délit pire qu’un homicide…

Nous avons besoin de vous !

Tu as aimé cet article ? Tu peux nous soutenir en achetant l'un de nos t-shirts ou faire un tour sur notre sexshop. Si tu n'as pas de thunes, tu peux aussi nous aider en partageant cet article sur les réseaux sociaux. Merci beaucoup !

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here