OMG ! Les tendances sexe les plus dangereuses ! La faute aux jeux vidéos ?

La presse mainstream aime parler de sexe, pas toujours pour les bonnes raisons. Certaines publications ne sont là que pour générer du clic et rarement documentées et sourcées. Etat des lieux d’une presse qui utilise la pornographie et le sexe pour arrondir ses fins de mois.

Charley Atwell

Dans le milieu, on s’amuse souvent à lire ces articles qui traitent de manière très sérieuse des « tendances » ou des pratiques liées au sexe qui pourraient s’avérer dangereuses. J’avais déjà évoqué ce genre de bullshits dans un autre billet. On ne va pas se mentir, le porn et le sexe, ça génère du clic et c’est un bon moyen pour les médias dit « sérieux » d’attirer le chaland. On ne compte plus les articles sur Pornhub où les journalistes ne prennent même pas le temps de vérifier les informations.

Un site adulte va sortir un machin connecté et tout le monde s’empare du sujet parce que c’est très vendeur. Dans les faits, ce genre d’annonces n’existent que pour la promotion des services adultes et rares sont ceux qui voient réellement le jour. Entre blagues potaches et informations erronées, certaines rédactions ne prennent même pas le temps d’indiquer à leurs lecteurs que tout cela n’est que du vent. Amusant, certes, mais du vent quand même.

Les articles titrés « tendances sexe » ont aussi le don de m’irriter au plus haut point. C’est juste du sexe, qui va aller vérifier ? Si effectivement, certaines pratiques borderlines peuvent exister, ce sont souvent de micro-événements qui sont affichés comme le dernier truc à la mode chez les jeunes. Non, personne n’a envie d’attraper le SIDA en jouant à la roulette sexuelle (de plus en plus d’adeptes, il parait).

Ce genre de choses, c’est toujours du plus bel effet dans son fil Facebook et la crédulité de certains utilisateurs fait un peu peur. Une simple petite recherche permet souvent de voir que c’est un hoax qui existe depuis des années. Le travail de journaliste ce n’est pas, justement, de vérifier l’information ? En tant que blogueur spécialisé (je n’ai pas la prétention d’être journaliste), j’essaie de prendre le temps de vérifier que ce que je raconte est réel. C’est sûrement une erreur puisque les informations vérifiées ne semblent pas générer assez de trafic, c’est triste.

Plus sérieusement, on fait trop confiance à ces « grandes enseignes » de l’information qui dans bien des domaines ne font que colporter des rumeurs et des faits non vérifiés. C’est grave car le cœur de leur métier c’est justement de faire tout l’inverse. On peut tout à fait surfer sur un « buzz » sans à avoir à raconter n’importe quoi. Au contraire, apprendre à son lectorat à faire la part des choses et à vérifier l’information, c’est aussi ça le métier de journaliste.

Ici, je ne parle que d’un sujet que je connais à peu près mais je suis certain que pour d’autres domaines c’est la même chose, c’est pourquoi il est très important de mieux s’informer AVANT de liker ou de partager un article sur les réseaux sociaux.

Cette culture du « putaclic » participe aussi à rendre le sexe « sale ». Il faut vraiment arrêter de le montrer comme quelque chose d’interdit ou dangereux. Le sexe est une bonne chose, cela demande de l’éducation, c’est certain, mais surfer sur la peur de la sexualité, ça c’est malsain.

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Acteur du web depuis 1995, j’ai lancé ce site en 2009 et, aujourd’hui encore, je continue à l’alimenter en parlant des choses qui m’intéressent comme la musique, le cinéma, les jeux vidéo et, bien évidemment, le sexe.

3 Commentaires

  1. C’est justement parce que ces vieux médias sont en train de crever qu’ils vont sur ce terrain. Tout n’est pas à jeter mais c’est clair que les gens ne prennent pas le temps de lire les articles et se contentent des titres.

  2. Cela fait des années que les journaleux ne font plus leur travail, il suffit de voir le dossier Syrie et Vénézuela pour se rendre compte de la médiocrité et les mensonges honteux de certains journalistes, juste bon à faire la rubrique chien écrasé.
    Faire autant d’années d’etudes pour en arriver là, quelle déchéance.

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