Pleymo remonte sur les planches !

Entre 1997 et 2007, il fallait compter sur le groupe Pleymo qui a rempli les salles pendant ces 10 années fabuleuses où le monde découvrait cette nouvelle scène qu’est le neo-metal. Mouvement essentiellement initié par KoRn qui avait débarqué avec un nouveau son et qui est rapidement devenu très populaire.

Pleymo

C’était l’époque du Team Nowhere et des crews, les groupes s’associaient afin de proposer des plateaux complets aux salles. Un bon moyen de défoncer les portes, à plusieurs, on est toujours plus fort. Les parisiens de Pleymo avait marqué leur époque en France où le metal français n’en n’était qu’à ses balbutiements et où les radios passaient encore du rock.

Alors que je venais à peine de terminer mes derniers flacons de Biactol, je découvrais, avec mes potes, ce groupe sur un sampler de RockSound. Parce qu’à l’époque, les magazines papier se vendaient encore et que les CD étaient bon marché. Élevé au metal américain, entendre des textes en français, on en avait pas trop l’habitude et l’énergie que dégageait Pleymo nous avait clairement marqué.

Le boucher coupe des têtes coupe découpe tes couilles.

Il faut dire que le premier album, « Keçkispasse? » affichait la couleur dès le premier titre : Blöhm. Cette fine équipe de jeunes branleurs était là pour foutre le dawa et ça fonctionnait plutôt bien. Les puristes du metal ont toujours aimé taper sur cette scène qui, selon eux, devenait trop populaire pourtant le neo-metal a fait découvrir à une jeunesse le metal et à ouvert la porte à de nombreux autres groupes, plus extrêmes, dans notre pays.

A l’époque, le Hellfest était un doux rêve que l’on osait imaginer. Le FuryFest en était à ses débuts et était essentiellement réservé aux initiés. C’est amusant de voir comment Pleymo a accompagné le mouvement durant cette période et rien que pour ça, on peut remercier ce groupe d’avoir populariser un genre qui était encore cantonné à d’obscures salles de concerts et des bars pas très recommandables.

Si pour ma part, j’avais lâché l’affaire à partir de « Rock », un album qui signait un changement de style mais aussi parce que ma culture musicale s’était tournée vers le death. Le fait est, qu’aujourd’hui encore, on a une véritable sympathie pour ce groupe qui a laissé une trace dans notre imaginaire, il arrive même que certains titres passent soirée, l’alcool aidant.

Si je vous en parle, c’est surtout parce que le groupe a décidé de se lancer dans une tournée pour fêter leurs 20 ans et leur passage prochain au Stereolux à Nantes m’a donné l’envie de revivre mes 18 ans le temps d’une heure dans cette chouette salle.

On a très hâte de voir des trentenaires faire un wall of death le 17 mars prochain. Si vous me cherchez, je serai bien accroché à une ganivelle face à la scène.

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