Sexomnie : le somnambulisme du sexe

Phénomène assez peu connu, la sexomnie se définie par un acte sexuel, de masturbation ou ayant pour finalité d’obtenir du plaisir sexuel, initié durant le sommeil de l’un ou des deux protagonistes. Si on en croit les études, les cas ne seraient pas aussi rare que l’on pourrait le penser, à des degrés différents.

Sexomnie

Une découverte pas si récente

Si l’on en croit le Singapore Medical Journal, le premier cas recensé daterait de 1986. Il s’agit d’un homme de 34 ans dont l’épouse se plaignait qu’il se masturbait toutes les nuits. Chose étonnante, ce monsieur ne s’en souvenait jamais et après l’étude de son cas, il s’est avéré qu’il s’adonnait au plaisir solitaire alors qu’il était endormi. On parle ici de para-somnambulisme puisque l’état de la personne est plus ou moins le même que dans le somnambulisme sauf que vient s’ajouter à cet état un acte sexuel.

Depuis, on a découvert qu’il pouvait prendre d’autres formes pouvant aller jusqu’aux violences et certains patient peuvent même avoir les yeux ouverts. Une situation assez peu confortable pour la personne qui doit subir ce genre de comportements inconscients. Malgré quelques recherches, il n’existe, à ce jour, qu’assez peu d’études sur le sujet pourtant il semblerait que ce ne soit pas si rare.

Une étude assez récente

La sexomnie a été le sujet d’une étude dans des cliniques du sommeil au Canada. Il s’est avéré que cela touchait 8% de leurs patients dont un quart étaient des hommes. Les sujets pouvant aller de la simple caresse sur leur sexe, en passant par la masturbation et, pour les cas les plus aigus, jusqu’à la pénétration avec leur partenaire.

Depuis cette étude de 2001, le corps médical semble s’être mis d’accord qu’il s’agissait bel et bien d’un trouble du sommeil. A priori, il pourrait être limité en évitant le stress, les efforts physiques intensifs, manger léger le soir, éviter l’alcool et en se détendant au maximum avant d’aller dormir.

Un casse-tête légal et un problème de consentement

Si nous n’avons pas trouvé de sources à ce sujet, des articles font référence à des cas qui ont été portés devant la justice et dont les agresseurs avaient été relaxés suite à leur diagnostique de sexomnie. Bien évidemment, il n’y avait pas de consentements dans ces cas mais le patient n’avait aucun souvenir de ce qui s’était passé puisqu’il était dans un état de sommeil.

Si on peut comprendre qu’il ne s’agit pas là d’un acte délibéré, la justice craint tout de même que ce phénomène soit utilisé pour assurer la défense d’agresseurs sexuels. Un sujet particulièrement délicat et qui ne doit pas être pris à la légère.

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