Souvenir de FAP avec La Redoute

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Je vais vous parler d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre… Bordel, si on m’avait dit qu’un jour je citerai du Aznavour ! La vérité, c’est qu’au début des années 90, la pornographie n’était pas aussi accessible qu’aujourd’hui mais il fallait bien que l’on trouve un moyen de satisfaire nos envies à une époque où nos hormones partaient dans tous les sens.

Lingerie dans le catalogue La Redoute

Les millennials savent bien de quoi je veux parler. Entre les années 80 et 2000, à part quelques magazines que l’on pouvait trouver chez les copains ou les VHS du porno mensuel enregistré sur Canal+, dans la plupart des foyers, il était assez difficile de trouver des images capables d’alimenter notre imagination. Avec un système éducatif complètement à la rue, ma première chatte, je l’ai vu en crypté (on avait pas le décodeur chez nous). Très clairement, l’acte de pénétration, je l’ai découvert de cette manière. C’est assez fou de se dire que l’on sortait d’une révolution sexuelle, que la télévision diffusait des trucs pas forcément très reluisants (Je pense à Collaro ou, bien plus tard, Sexy Zap.) et pourtant le sujet de la sexualité n’avait jamais été aussi tabou.

Les quelques souvenir que je peux avoir sur la question avec mes parents, ce sont des conseils pertinents mais assez bateaux qui consistaient à dire qu’il fallait respecter les filles et qu’il ne fallait pas se moquer d’elles si elles avaient leurs règles. En gros. L’école quant à elle se contentait de nous montrer schéma incompréhensibles de sexes humains dessinés par des artistes sous-payés. La vérité, c’est que la sexualité, je l’ai réellement découverte avec Internet. Je me souviens que ma toute première requête sur Lycos avait été “sexe”.

Mais avant cette époque bénie de l’Internet accessible à tous, nous n’avions aucun FAP material et c’est là qu’est entré en jeu le catalogue de La Redoute qui était présent dans toutes les maisons. On ne savait rien du sexe mais pourtant on se rendait bien compte que le corps des femmes nous attirait. Une curiosité naturelle qui nous conduisait à farfouiller dans les pages de cet énorme bottin rempli de produits en tous genres. C’est plus particulièrement les pages lingeries remplies de sublimes clichés de femmes excessivement belles qui nous servirent à assouvir nos fantasmes.

Page lingerie dans La Redoute

Des corps à peine dévoilés, on scrutait ces pages à la recherche d’un téton perceptible à travers les broderies. Nos yeux se dirigeait alors vers ces culottes remplient de mystère qui dévoilaient vaguement quelques formes des sexes de ces modèles qui n’avaient clairement pas signé pour ça. A cette époque, les tags “mature” ou “teen” n’existaient pas encore pourtant, tout était déjà là. Les prémices d’une sexualité naissante et qui découvrait de manière discrète l’anatomie féminine.

Encore aujourd’hui je repense à ces modèles qui mettaient mon cerveau en ébullition, entre la femme mature et ces sous-vêtements couleur chair ou cette femme fatale dans la section “sexy” du catalogue. Je m’en souviens comme si c’était hier. Je pense même que je les reconnaîtrais encore si je tombais sur une de ces pages qui on marqué le début de mon adolescence. C’est drôle de se dire que des années plus tard, ces même modèles m’ont également servi à apprendre à dessiner les corps féminins. Au début avec du papier calque puis plus tard en me servant uniquement des images dans ma tête.

Je ne ferais pas le vieux con en disant que c’était mieux avant, ça ne l’était pas. J’étais bien plus heureux de découvrir la pornographie grâce à Internet par la suite mais il me reste de cette époque une certaine nostalgie où mon innocence alimentait tous mes fantasmes. C’est beaucoup plus tard quand j’ai enfin pu poser mes mains sur la poitrine d’une femme que j’ai réalisé à quel point c’était génial. Un parcours assez classique et je suis persuadé que ça a été le même pour beaucoup d’entre-vous.

S’il y a bien une chose qui nous remet bien dans le contexte de cette époque, c’est le petit encart dédié aux sextoys qui étaient présentés comme des “masseurs pour le visage”. Maintenant que j’y pense, j’étais bien loin d’imaginer à quoi pouvaient servir ces drôles d’instruments alors qu’ils étaient sur la même page que les tire-lait (on voyait un bout de téton mais c’était pas ouf). Les choses ont bien changé, il suffit de faire un petit tour sur le rayon en question sur leur site flambant neuf pour se rendre compte à quel point les mœurs ont évoluées en à peine deux décennies.

Les sextoys dans La Redoute

Le temps file à une allure incroyable et quand je repense à cette époque et à la découverte du corps de l’autre, je me dis que ça aurait tout de même été un peu mieux d’avoir quelques bases lorsque que ma première petite amie avait bien voulu de moi dans son lit. Si j’en garde encore un souvenir impérissable, avec le recul, je me dis qu’une meilleure éducation sur la question m’aurait éviter des petites erreurs de parcours. On en parle souvent ici mais l’éducation sexuelle est indispensable que cela soit de la part des parents ou de l’école.

Malheureusement, le sujet semble encore polémique de nos jours. L’avantage aujourd’hui c’est qu’il y a plein de ressources sur la toile pour apprendre sur le sexe puisque les adultes ne semblent toujours pas vouloir le faire.

En tout cas, merci La Redoute pour ces moments passés ensemble. C’était quelque chose.

Sources :
Illustrations issues des catalogues La Redoute (rehaussés par mes soins)
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