Vendre du contenu pornographique sur Snapchat : fausse bonne idée ?

L’utilisation des réseaux sociaux a réellement changé notre manière de communiquer mais aussi de faire du business. Les travailleurs du sexe de dérogent pas à la règle et ont progressivement migré vers ces plateformes qui offrent de nombreuses opportunités. Rapidement censuré par ces entreprises, les contenus adultes sont rarement les bienvenus. C’est le cas avec Snapchat dont les CGU indiquent clairement ce qui est interdit mais qui est pourtant utilisé pour les messages coquins.

Snapchat

La censure est partout et de plus en plus omniprésente pour les travailleurs du sexe. Le ton s’est même un peu durci ces dernières années. On l’a notamment vu avec Patreon qui refuse désormais tous les projets liés au sexe ou avec Tumblr qui a signé son arrêt de mort en interdisant la pornographie sur sa plateforme.

Un cas d’école

Comme souvent, la popularité d’un réseau social tient à peu de chose. Snapchat a (officiellement) fait de la vie privée son cheval de bataille. C’est à partir de 2015 que la célèbre messagerie avait décidé d’interdire la nudité. Dans la pratique, le côté confidentiel du service servait beaucoup pour s’échanger des images coquines ou des sextos. Aller jusqu’à dire que Snapchat s’est construit autour du sexe serait un abus de langage mais le fait est que cette liberté a grandement participé à sa popularité. Désormais, c’est la chasse aux sorcières et les contrevenants voient leurs comptes purement et simplement supprimés, sans recours possible. Une censure devenue standard partout sur le web.

Les snaps de sexe, une pratique généralisée

A y regarder de plus près, rares sont les camgirls ou les actrices porno qui n’utilisent pas cette messagerie. Un moyen simple de générer quelques revenus en plus. En échange de quelques tokens ou en passant par des plateformes comme FanCentro, vous avez la possibilité d’accéder à ces comptes privés sur lesquels les travailleurs du sexe proposent régulièrement des contenus adulte. Si la promotion de ces comptes ne se fait pas directement, ce business reste discret pour passer sous les radars des modérateurs et des robots qui ne font pas de cadeau. Une pratique généralisée qui est aussi un assez gros apporteur de nouveaux utilisateurs pour Snapchat qui fait désormais face à des concurrents très sérieux comme Instagram.

Ne pas publier de liens ou de contenus à caractère pornographique ou avec des images de violence, des menaces, des discours haineux ou des incitations à la violence. (Extrait des CGU de Snapchat)

La fausse bonne idée ?

Sur le papier, l’idée d’offrir à sa communauté des contenus adulte en l’échange d’un petit paiement peut rapidement devenir très rentable pour les travailleurs du sexe les plus populaires. Le fait est que la plateforme n’apprécie pas trop ce détournement de son service et semble vouloir durcir encore plus sa politique de modération. Si l’on devrait pouvoir être libre d’échanger ce que l’on souhaite sur une messagerie qui se targue de respecter la vie privée, dans la pratique, la surveillance généralisée est la norme. La chasse au porno est ouverte sur Snapchat et il ne fait aucun doute que dans un avenir assez proche, cette politique de censure se durcira et mettra à la porte bon nombre de travailleurs du sexe comme c’est souvent le cas avec ces plateformes qui profitent bien de la popularité de la pornographie pour se construire une audience pour ensuite mettre tout le monde dehors.

Quelles alternatives ?

L’état des lieux est assez triste. Tous les réseaux sociaux ou presque, censurent allègrement la pornographie. De nombreux travailleurs du sexe se retrouvent alors dans un cyber-ghetto et doivent se réfugier sur des plateformes spécialisées. Twitter est, pour le moment, le seul endroit viable, bien que la politique concernant les contenus NSFW a tendance à se durcir. Pas de doute que ce dernier refuge finira, un jour ou l’autre, par se lancer dans la chasse aux sorcières. La pression des annonceurs et des organismes de paiement est beaucoup trop forte pour espérer être libre sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, le service que propose OnlyFans semble être la seule alternative. Cette plateforme offre les outils qui permettent de rémunérer les créateurs, quel que soit leur secteur d’activité. Bien entendu, les travailleurs du sexe y sont les bienvenus.

Snapchat : peu fiable et non viable

La question de la vie privée sur le web est une vraie question de société et malgré le fait que Snapchat se vend comme le défenseur de cette cause, dans la pratique, tout est surveillé en permanence, que ce soit par des bots ou des Êtres Humains. La censure de la pornographie, c’est aussi un petit morceau de liberté qui s’effrite petit à petit. Le sexe devrait être une chose positive et le simple fait que les CGU classe le porno aux côtés de la violence et des discours haineux en dit long sur la perception de notre société sur la sexualité. Définitivement, cette plateforme est à éviter comme la peste.

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