Watashi Ga Motenai No Wa Dou Kangaete Mo Omaera Ga Warui!

Malheureusement encore non-licencié chez nous, l’animé Watashi Ga Motenai No Wa Dou Kangaete Mo Omaera Ga Warui! ou WataMote pour les intimes raconte les aventures de la jeune Kuroki Tomoko, une jeune fille de 15 ans qui a un véritable problème de sociabilité. Passant ses week-ends seule à jouer à des Otome Games (des jeux de dragues pour les filles), une distraction où elle excelle mais dans le monde réel, elle a beaucoup de mal à se faire des amis ou à trouver un petit copain. Son entrée au lycée doit alors être un tournant dans sa vie. Bien décidée à devenir populaire, les choses ne vont pas se passer comme elle le voudrait.

Kurok Tomoko (WataMote)

Traiter de solitude et d’asociabilité n’était pas un pari franchement évident. L’histoire commence dans la chambre de la petite Kuroki Tomoko qui passe sa vie sur des jeux vidéo de drague. Elle semble avoir tous les atouts pour être populaire mais dans le monde réel, personne ne la regarde. Trop timide pour parler avec qui que ce soit, envisager une relation avec un garçon relève presque de l’impossible pour elle.

Au fil des épisodes, on voit le personnage évoluer au milieu de lycéens plutôt banals, trop peut être. Toujours au fond de la classe, elle semble être une bonne élève mais personne ne la voit, comme invisible, elle s’imagine un monde dans lequel elle serait populaire et où le moindre petit signe venant de quelqu’un devient alors pour elle un événement.

Sujet délicat et hautement d’actualité, la solitude est ici traitée avec humour mais aussi parfois avec une profonde violence, on comprend mieux alors le générique metalcore qui ouvre chaque épisode avec énergie alors que la vie de la pauvre Kuroki Tomoko semble s’écouler lentement et tristement. Petit à petit, on se surprend à s’attacher à cette jeune fille qui finalement ne cherche qu’une vie classique d’une personne de son age faite de sorties entre copines et de relations légères avec les garçons. Pourtant il lui semble impossible d’avoir le moindre contact avec le monde qui l’entour.

Sans être réellement abordé, la sexualité de notre jeune amie parait un peu ambiguë, comme si elle se cherchait et ne savait pas trop quel « bord » choisir. Yū Naruse, sa meilleure amie est un modèle de réussite pour elle et m’a paru provoquer chez elle une forme de désir. Attention toutefois, aucun racolage ici, tout n’est que suggestion (et probablement que mon interprétation), exit également le fan service puisque je n’ai pu compter qu’une seule petite culotte dans les 12 épisodes que compose cet animé.

Sans trop spoiler, le dénouement est plutôt curieux. On ne sait pas vraiment si l’on doit être triste ou se réjouir pour l’héroïne. Un sujet touchant et plutôt bien mis en scène qui arrive à captiver malgré une certaine lenteur (probablement) volontaire.

Comme je le disais au début, il est difficile de se procurer un DVD chez nous, toutefois j’ai dégoté un Bluray chez Amazon qui ne propose que le doublage japonais et anglais zoné A/1. Autant dire que ça n’est pas la joie de ce coté…

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